Lenka Zaya

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Ce n’est pas en pensant mieux qu’on se transforme ou le courage de rester avec soi-même

Ces derniers jours, ça bouge en moi. C’est entamé.
Et je peux te dire une chose : cette mue n’est pas confortable. Et je suis loin d’en voir la fin.
Laisser mourir une ancienne identité… ce n’est pas franchement la partie la plus excitante de la transformation. Je traverse une forme de deuil. Sans parler du fait que ça me terrifie.

Elle m’a longtemps servi, protégée. J’ai fait du mieux que je pouvais avec les ressources que j’avais. Et tout ça m’a permis d’arriver jusqu’ici. Mais aujourd’hui, elle ne me sert plus. Oh ces histoires que je me raconte depuis si longtemps sur moi même… Je m’assois avec vous, je vous démêle et j’y rencontre , une fois de plus, des parts de moi qui ont appris à chercher l’approbation, qui feraient pratiquement n’importe quoi pour la connexion, pour l’amour. Qui cherchent la validation dehors…

Des parts qui se racontaient qu’au bout de la souffrance, il y aurait une médaille. Qui avaient construit toute une histoire pour expliquer pourquoi les choses étaient difficiles : en tant que maman de quatre enfants, en tant qu’étrangère dans un pays où j’ai peu de liens, en tant que femme blessée dans son intimité, en tant que solitaire, en tant que rejetée…

Et tout ça ne se passe pas que dans ma tête. Ça se passe surtout dans mon corps.
On ne peut pas PENSER, je ne peux pas penser mon chemin à travers ce genre d’expérience. On la traverse.


Alors je laisse mon corps rencontrer ce qui est là. La tristesse. La tendresse. Le chagrin. La culpabilité. Le « mmmh »…le « beurk »… Sans chercher à les faire disparaître. Sans essayer de me raisonner. Sans me raconter tout de suite une nouvelle histoire plus positive. (Mon corps n’y croirait de toute façon pas.)

Je respire, je bouge, je reste. Et ça demande une capacité. La capacité de rester avec l’inconfort. Je ne parle pas de se forcer, ni de se faire violence. Au contraire. Pas à pas, avec douceur. Parce que plonger dedans d’un seul coup serait contre-productif. (Avec le temps, j’ai cessé de croire que la catharsis était le passage obligé d’une transformation profonde et durable.) Mais apprivoiser, petit à petit, ce qui est là. Ne plus reculer devant ce que l’on voit. Ne plus reculer devant ce que ça fait dans le corps.

C’est là que la vraie transformation devient possible.

Et c’est exactement ce que je t’apprends.

Développer la capacité de rester présente pendant qu’une ancienne version de toi relâche peu à peu son emprise et qu’une nouvelle façon d’être cherche à émerger.
Apprendre à sentir la gorge qui se serre. Le ventre qui se contracte. La poitrine qui se ferme.
Observer l’envie de s’occuper, de réfléchir, d’analyser, de se distraire… pour surtout ne pas ressentir.


Je peux t’aider à développer cette capacité parce que aujourd’hui, après avoir accompagné des centaines de femmes, je sais que c’est là que tout commence. En devenant suffisamment en sécurité à l’intérieur de toi pour pouvoir rester avec toi-même.

Ce n’est pas en luttant contre nos anciennes identités qu’elles se transforment. C’est lorsqu’elles sont enfin rencontrées avec suffisamment de présence qu’elles peuvent doucement déposer les armes. Et c’est dans cet espace-là qu’une nouvelle façon d’être au monde commence à émerger.

Je continue moi aussi à apprendre cela. Chaque jour. Je ne t’écris pas depuis un endroit où tout est résolu, mais depuis le cœur du chemin.

Si tu te sens prête à te rencontrer, je ne suis qu’à un message de toi.